mercredi 1 juillet 2015
Le cadre
Après avoir passé pas mal de temps à chercher la confirmation de l'origine de mon cadre (post précédent), nous passons à l'étape suivante, la restauration du cadre ! Chose qui peut vous paraitre d'une grande simplicité - trois tubes à poncer plus les haubans, quatre stickers à coller et c'est parti…Et bien non ! Cela fût un peu plus complexe :-)
Etape 1 : Tout démonter, décaper, poncer et réparer si besoin… pour le Tigra nous rajouterons le fait de redonner de la brillance aux chromes se trouvant sur les haubans et la fourche.
Etape 2 : Trouver un peintre en carrosserie, qui veut bien vous peindre une surface "tubique" sans vous prendre pour un citron. Beaucoup ne sont pas très inspirés à l'idée de peindre un vélo ou vous proposent des prix d'un autre monde, pour ne pas avoir à le faire. Je ne mets pas en doute le travail à réaliser mais lorsqu'on vous annonce 280€ hors-taxe pour un vélo… ça prête à la rigolade. Jaune bien sûr la rigolade.
Enfin, après une belle tournée de numéros j'en ai trouvé un que l'on qualifiera de raisonnable.
Etape 3 : Les adhésifs, pour les grands classiques comme Colnago, Gitane ou encore Eddy Merckx l'incontournable Cyclo Mondo vous rendra bien des services, mais pour le Tigra, il n'y a rien.
Du coup on passe (encore) en revue toute les photos trouvées sur la toile pour récolter le max d'infos, et ainsi essayer de refaire soi-même les visuels.
Première remarque, il n'y a pas vraiment de logo, mais une typo utilisée.
Seconde remarque, en bon Suisse, la typo est une Helvetica !
Il ne me reste plus qu'à préparer les visuels pour les faire imprimer dans un atelier spécialisé en lettres découpées ; pour ma part ce sera Mathieu de ProvenceSpray qui s'y collera.
Etape 4, la dernière : apposer (délicatement) les stickers, donner le cadre à vernir afin de protéger l'adhésif et hop ! le tour est joué.
Le cadre, ainsi que la fourche sont enfin prêts, il ne me reste plus qu'à réaliser une dernière checklist pour m'assurer d'avoir tous les éléments nécessaires avant d'assembler le tout.
samedi 16 mai 2015
L'origine
Bienvenue dans le monde magique du cyclisme. Si comme moi au début vous pensiez qu'un vélo n'est que l'assemblage d'un cadre, de deux roues, d'une selle, d'un guidon, d'un pédalier et de freins, comme moi vous allez donc avoir du chemin à faire !
C'est bien plus complexe que ça. Il existe des tas de marques, qui ont fabriqué des tas de modèles avec des tas de séries "spéciales" ou juste de petites touches personnelles apportées par les coureurs vedettes du moment. Il y a encore ce qu'on appelle des cadreurs de renommée qui apportent leur savoir-faire, ou des équipementiers, etc.
Autant vous dire que ce n'est pas une mince affaire et heureusement, pour un novice comme moi, je connais de grands passionnés.
Des grands passionnés.
Le premier, autant que je rende à César ce qui appartient à César, est celui qui m'a entrainé dans cette folle aventure, Jean-Pascal. C'est lui qui m'a gentiment légué le cadre qui fait le sujet de ce post et qui serait, d'après lui, un cadre suisse. A la vue des marquages sur les pattes (Campagnolo) il serait des année 60… (70 maxi, ensuite Shimano a déboulé ! ;-))
Il m'a ensuite recommandé de me renseigner auprès d'experts en cyclisme vintage suisse, comme Martin de Zugzwang. Ce dernier m'a directement orienté vers Stefan de Speedbicycles… et là je ne suis qu'au début de mes surprises.
Stefan me confirme les dires de Jean-Pascal, c'est un cadre suisse des années 60. Par contre en 1960 on trouvait trois grandes marques en Suisse. Mondia, Cilo et Tigra.
En absence de numéro de série (le seul trouvé est complètement usé), d'autocollants ou de "head badge" (plaque émaillée) ça ne facilite pas la tache d'identification mais rapidement on élimine l'hypothèse du Mondia.
Il me demande par la suite différentes photos et mesures qui pourraient faire la différence afin de trouver l'origine. Mesure de patte du tube de selle, boitier pédalier, largeur du tube selle, etc.
Comme je vous le disais, et je vous le confirme maintenant : un vélo ce n'est pas juste un cadre, deux roues, etc.
Au final, d'après l'expert Suisse, rien ne prouve que c'est réellement un Cilo ou un Tigra. D'autant plus que Cilo aurait fourni en cadre Tigra dans la même période ! Toutes ses infos sont confuses pour un presque novice, et in-fine ça ne facilite pas vraiment nos recherches, même si c'est enrichissant pour ma "culture vélo".
Partant du principe que la première impression est souvent la bonne, et que d'un point de vue esthétique le "head badge" de Tigra a de la gueule (je sais ce n'est pas une vraie "bonne raison").
Je m'arrête donc sur le fait que mon compagnon de route pour mon premier Eroica, est un Tigra de 1960.
Pour les personnes qui posséderaient un Tigra, ou tout simplement qui rechercheraient des sources sur ce vélo, voici quelques liens ci-dessous pour vous faciliter la recherche d'infos (c'est pas évident d'en trouver) :
- http://www.bikeporn.ch
- https://www.fr.ricardo.ch/
- http://www.swissbicycles.com
- http://www.speedbicycles.ch/velo/222/tigra_piste_1949.html
/tigra_piste_1960.html
/tigra_professionnel_1965.html
/tigra_professionnel_1977.html
- http://forum.tontonvelo.com/viewtopic.php?f=30&t=10737
- http://www.velovilles.com/fr/velos/velo-de-course/Professionnel.html
Et encore un grand merci à Jean-Pascal, Martin et Stefan pour leurs aides et leur disponibilité.
lundi 11 mai 2015
En attendant le cadre
On progresse.
Mercredi dernier j'ai apporté le cadre chez le peintre-carrossier. Il sera donc blanc !
J'attend le retour avec impatience, et je vous en parlerai plus longuement dans un prochain post.
En attendant je continue à récolter, nettoyer et m'informer sur ce vélo.
Au menu : étriers et manettes de frein Weinmann (Weinmann 610 - Vainqueur 999) - Pédales Lyotard et cale-pieds Christophe Special le tout à l'alcool ménager, savon, Mirror et huile de coude. Pour tout ce qu'il y a de métallique pas de secret, il faut frotter ! Dans un premier temps pour enlever la crasse et ensuite pour rattraper au mieux la brillance du métal.
Du côté des recherches, ça fuse dans tout les sens, ça installe même parfois le doute sur l'origine du vélo - Est-ce bien un Tigra ?
Ma docu se base sur ces différents sites :
Mercredi dernier j'ai apporté le cadre chez le peintre-carrossier. Il sera donc blanc !
J'attend le retour avec impatience, et je vous en parlerai plus longuement dans un prochain post.
En attendant je continue à récolter, nettoyer et m'informer sur ce vélo.
Au menu : étriers et manettes de frein Weinmann (Weinmann 610 - Vainqueur 999) - Pédales Lyotard et cale-pieds Christophe Special le tout à l'alcool ménager, savon, Mirror et huile de coude. Pour tout ce qu'il y a de métallique pas de secret, il faut frotter ! Dans un premier temps pour enlever la crasse et ensuite pour rattraper au mieux la brillance du métal.
Du côté des recherches, ça fuse dans tout les sens, ça installe même parfois le doute sur l'origine du vélo - Est-ce bien un Tigra ?
Ma docu se base sur ces différents sites :
- Speedbicycles
- Zugzwang
- et l'incontournable Tonton vélo
lundi 4 mai 2015
Session chromes !
Voici donc le Tigra qui sera mon compagnon de route pour l'Eroica au mois d'octobre.
Ma première étape consiste à rendre les chromes le plus clinquant possible et de démonter tout ce qui est démontable pour ensuite l'amener chez le carrossier. Il lui fera une jolie peau neuve, blanche sûrement ou peut-être verte, comme la couleur d'origine.
vendredi 1 mai 2015
Pourquoi mon Eroica ?
Pendant longtemps l'envie d'avoir un blog était dans un coin de ma tête , mais pour dire quoi ? j'ai fait quelques essais, puis eu un blog photos, c'est plus simple car vous montrez vos photos sans réelle cohérence, ou du moins la seule cohérence c'est la votre, alors ça vous ressemble forcément !
Il y a quelques temps, soucieux de pratiquer à nouveau une activité sportive, je décide d'enfourcher une bicyclette, dans mon entourage beaucoup utilise celle-ci comme un moyen de locomotion, que ce soit de manière sportive ou occasionnelle, la bicyclette n'est jamais trop loin.
A cela on rajoute mon affection pour un atelier participatif basé sur Toulon - Pharmacycles - il en fallu donc peu pour que le vélo devienne mon activité sportive.
Quelques sorties en solo, puis d'autres avec Toinou qui sera mon premier "coach" et m'apprendra à rouler de façon raisonnable (pas en force :)) et viendra par la suite JP alias Pouf le Cascadeur, grand passionné contagieux de la bicyclette qui m'entrainera dans un univers qui m'était complètement inconnu.
Premier Col de garde - une épopée, puis quelques autres sorties toutes progressives, où nous monterons de plus en haut et irons de plus en plus loin… ça y est j'ai mordu à mon tour, et commence à regarder cet objet d'un autre œil, me voici accro de vélo !
Dans les différentes sorties que nous réalisons, ça papote de tout, de matos, d'exploits de coureurs, d'exploits personnels, de courses, de virées, de randonnées et …d'Eroica ! Nous y voilà… m'y voilà !
Alors qu'est ce que c'est que l'Eroica ?
C'est une course, en Toscane - en Italie donc - qui se déroule début octobre. Sa particularité ? Seules les "vielles bécanes" rouleront, pas de pédales auto, pas de passages de vitesses indexées. On oublie aussi les vélos carbone et tout ce qu'il y a au delà de 1987 (si j'ai bonne mémoire).
Me voilà donc inscrit pour participer à l'Eroica avec cette belle bande de mordus, je vous les cite car je parlerai souvent d'eux : JP, Guillaume, Mimi, Alex, Manu, Toinou…
N'ayant pas de bécane datant d'avant 1987, je pars de zéro ! Pouf m'a offert un cadre Tigra - nu - et tout par de là !
Moi qui désirais avoir un blog, c'est l'occasion rêvée pour partager cette aventure, de la transformation du vélo, les premières sorties, la course en elle même, les paysages et tout ce qui gravitera autour.
Voici donc la naissance de "Mon Eroica"…
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